Transfert des dauphins de Marineland en Espagne : le juge des référés rejette les demandes formulées par l'association Sea Shepherd France

Décision de justice
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Par une ordonnance rendue ce jour, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de l'association Sea Shepherd France tendant à la suspension de l’exécution des décisions autorisant le transfert des dauphins de Marineland à destination du parc Selwo Marina à Malaga et du delphinarium de Valence, de celles ne s’opposant pas à ce transfert, qui plus est durant la période estivale, et à enjoindre aux autorités compétentes de l’Etat de réexaminer ces décisions.

La procédure du référé-liberté permet au juge administratif des référés d’intervenir lorsqu’une illégalité manifeste porte une atteinte grave à une liberté fondamentale.

Saisi de la question de savoir si ce transfert, acté par des décisions du 30 juin 2026 de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, était de nature à porter une atteinte grave au droit de chacun de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, le juge a rappelé qu’il lui appartenait de vérifier si l’association requérante établissait que les intérêts qu’elle défendait étaient gravement et directement affectés par le transfert des dauphins.

Au regard des pièces qui lui ont été versées, le juge des référés a considéré que l’état de santé des dauphins était compatible avec un transfert, que les opérations de transport étaient soumises au respect de réglementations strictes et que ces opérations de transport seraient réalisées par des professionnels spécialisés dans ce type d’opération, dont des vétérinaires présents lors des différentes étapes y compris durant le vol. Il a ajouté qu’aucune pièce versée au dossier ne permettait d’attester que ces opérations se dérouleraient, de manière certaine, durant la période estivale. Dans ces conditions, le juge a considéré, au regard de l’objet de la mesure et du nombre de dauphins concernés, qu’il n’y avait pas d’atteinte grave et manifestement illégale au droit de chacun de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

En conséquence, il a rejeté le recours déposé par l'association Sea Shepherd France.

Ordonnance n°2604996 du 21 juillet 2026